Le taux d’absentéisme en France en légère hausse en 2024

Le Groupe APICIL a publié le 1er octobre 2025 la quatrième édition de l’Observatoire des arrêts de travail. Cette étude annuelle, réalisée en collaboration avec le Groupe JLO, révèle une légère hausse du taux d’absentéisme en 2024. Le point sur les chiffres clés du rapport.

L’Observatoire des arrêts de travail 2025

L’Observatoire des arrêts de travail est une étude publiée chaque année par le Groupe APICIL depuis 2021. L’édition 2025 a été menée par le Groupe JLO, cabinet de conseil spécialisé en RH et QVCT (Qualité de Vie et des Conditions de Travail). Elle est basée sur les données déclarées via la Déclaration Sociale Nominative (DSN) en 2022, 2023 et 2024 de plus de 53 000 entreprises clientes du Groupe APICIL (soit plus d’un million de salariés du secteur privé).

L’absentéisme en France : chiffres clés

Concernant les différents taux d’absentéisme en France, voici les résultats à retenir :

  • Le taux d’absentéisme moyen est de 4,41 % en 2024. Il est en légère augmentation par rapport à 2023, où il était de 4,27 %, mais reste en dessous du taux de 2022 (4,61 %).
  • L’absentéisme augmente fortement avec l’âge : les plus de 60 ans enregistrent un taux de 5,68 %, contre 3,26 % pour les salariés de moins de 30 ans. De même et cela est corrélé, le taux d’absentéisme passe de 3,44 % chez les salariés ayant moins de 3 ans d’ancienneté à 5,16 % chez ceux ayant plus de 10 ans d’ancienneté.
  • Le taux d’absentéisme des femmes (5,19 %) est en moyenne plus élevé que celui des hommes (3,60 %).
  • Le taux d’absentéisme des ouvriers est de 6,54 %, contre un taux de 2,36 % pour les cadres.

Évolution du taux d’absentéisme depuis 2022

  • 2022 : 4,61 %
  • 2023 : 4,27 %
  • 2024 : 4,41 %

À noter : une actualisation méthodologique a permis cette année de mieux refléter la réalité des absences. Les chiffres des précédents rapports ont donc été légèrement revus à la baisse : le taux d’absentéisme 2023, présenté dans l’édition 2024, était par exemple de 5,17 % et a été réévalué à 4,41 %.

La maladie, première cause des arrêts de travail 

L’étude révèle également que plus de 9 arrêts de travail sur 10 sont dus à la maladie. Elle représente ainsi 90,94 % des arrêts, contre 4,55 % pour les accidents du travail, 3,43 % pour les temps partiels thérapeutiques et moins de 1 % pour les accidents de trajets et maladies professionnelles.

En ce qui concerne la durée des arrêts de travail, les maladies professionnelles ont entraîné des arrêts de 121,73 jours en moyenne en 2024. Un chiffre nettement plus élevé que pour les autres causes :

  • temps partiel thérapeutique : 44,15 jours d’arrêt ;
  • accidents du travail : 41,18 jours ;
  • accidents de trajet : 36,88 jours ;
  • maladie : 17,56 jours.

Selon la cellule médicale du Groupe APICIL, les pathologies psychologiques (fatigue, dépression, burn-out…) sont les premières causes d’arrêts longs (plus de 90 jours) et sont chaque année en progression. Une tendance également constatée par les études nationales : c’est notamment pourquoi les pouvoirs publics ont fait de la santé mentale la grande cause nationale de 2025.

Autres chiffres clés :

  • la part de salariés ayant eu au moins un arrêt de travail passe de 26,32 % en 2023 à 26,98 % en 2024.
  • la durée moyenne des arrêts de travail progresse légèrement, passant de 19,64 jours par an en 2023 à 19,85 jours en 2024. L’étude note une augmentation du micro-absentéisme (arrêts de moins de 3 jours) et des arrêts longs (au-delà de 31 jours), par rapport aux arrêts dits « intermédiaires » (3 à 7 jours et 8 à 30 jours). Ces derniers restent cependant les plus fréquents.

Pour en savoir plus : Le Groupe APICIL publie les résultats de son Observatoire des arrêts de travail (groupe-apicil.com)

Absentéisme : les arrêts de travail coûtent-ils plus cher aux entreprises ?

Pascal Ronzon, expert en protection sociale au sein du Groupe APICIL, répond à notre question :

« L’absentéisme coûte cher à l’entreprise pour différentes raisons. L’arrêt de travail d’un salarié entraîne des coûts directs et indirects. La hausse des arrêts de travail entraîne de facto des coûts plus importants pour les entreprises : remplacements, recours à l’intérim ou à la sous-traitance, révision de l’organisation du travail, formation, polyvalence, hausse des contrats d’assurance…

Un contrat de prévoyance a pour objectif de protéger le salarié contre une perte possible de salaire. Le contrat d’assurance offre une promesse : celle de maintenir une rémunération pendant une maladie ou un accident. Si le contrat d’assurance rembourse plus de prestations à l’entreprise compte tenu de la hausse des arrêts de travail, alors il sera nécessaire d’équilibrer le contrat afin que les cotisations puissent permettre de payer les sinistres. Les contrats de prévoyance augmentent du fait que l’absentéisme augmente. »

Pour aller plus loin :

Prévoyance collective et arrêts de travail : l’offre APICIL

Entreprise, découvrez l’offre de prévoyance collective APICIL TOTEM et les services proposés pour gérer l’absentéisme :

  • le service TOTEM Absentéisme, pour vous aider à prévenir et gérer les arrêts de travail (inclus au contrat de prévoyance ) ;
  • et le service supplémentaire de contrôle des arrêts de travail, SESAME, (en option).