Les nouvelles attentes des salariés et jeunes générations en 2026
Quelles sont les attentes des salariés et des jeunes générations en 2026 ? Que doivent travailler en priorité les entreprises pour attirer les nouveaux talents et les fidéliser ? Le point sur les dernières études publiées sur le sujet.
Sommaire
Les priorités 2026 et les besoins des salariés en entreprise
Les attentes des salariés ont beaucoup évolué ces dernières décennies, notamment à la suite de la crise sanitaire du Covid-19 ou encore l’arrivée de l’intelligence artificielle (IA). Nous avons sélectionné plusieurs études pour comprendre les attentes qui animent les salariés en 2026.
L’étude menée par mon CV parfait met en évidence les quatre priorités des salariés en 2026 :
- gagner plus d’argent (53 %) ;
- réduire le stress (37 %) ;
- améliorer l’équilibre de vie (34 %) ;
- acquérir des nouvelles compétences (33 %).
Aujourd’hui, la réussite ne se limite plus seulement à la carrière. La qualité de vie est devenue tout aussi importante que les résultats au travail.
Avoir un bon salaire reste une priorité, notamment pour faire face à la hausse du coût de la vie. Cependant, les travailleurs veulent également protéger leur santé mentale. Ils cherchent un équilibre qui laisse du temps pour soi et évite l’épuisement.
Les autres chiffres de l’étude révèlent que peu de personnes souhaitent changer de métier ou créer une entreprise. Les salariés ne cherchent pas l’aventure ou le risque pour le moment. Leur priorité actuelle est de stabiliser leur situation et de sécuriser leurs bases.
Même si elle ne ressort pas comme une priorité dans cette étude, l’étude « Great Insights 2026 » révèle que la responsabilité sociétale des entreprises (RSE) reste encore essentielle pour les salariés. 81 % des salariés pensent que la définition d’une mission ou de valeurs pour leur entreprise est importante.
Et comment les salariés voient-ils l’avenir ? D’après eux, les trois plus grandes opportunités du monde du travail de demain sont : la flexibilité du temps de travail (32 %), la semaine de 4 jours (32 %), plus d’attention portée à la QVCT ou qualité de vie et des conditions de travail (28 %).
Que doivent travailler en priorité les entreprises pour attirer les nouveaux talents et les fidéliser ?
Répondre aux attentes actuelles
Les entreprises doivent adapter leurs politiques pour répondre aux aspirations actuelles des employés. En effet, d’après l’étude « Great Insights 2026« , 61 % des salariés français se disent insatisfaits de leur rémunération, 33% pensent que leur entreprise ne met en place aucune action concrète de prévention et de soutien sur le sujet de la santé mentale et 34 % n’ont pas été aidés par leur entreprise pour identifier leurs compétences et les valoriser. De nombreuses entreprises ont donc encore des leviers essentiels à actionner.
Rassurer sur les risques et les craintes dont l’intelligence artificielle
L’étude Great Insight 2026 révèle que pour les salariés français, les 3 plus grands risques du monde du travail sont aujourd’hui l’intelligence artificielle (32 %, +13 % par rapport à l’année dernière), la difficulté à recruter de nouveaux collaborateurs pour les entreprises (28 %, +5%) et le burn-out (28 %, -2%).
La baisse de la crainte du burn-out est une bonne nouvelle. Mais elle reste très importante. L’entreprise doit veiller à la charge de travail de ses salariés et leur donner les moyens d’avoir un équilibre pro/perso qui les préserve. Cela passe également dans le fait d’avoir des équipes assez étoffées et de faire face aux difficultés à recruter de nouveaux collaborateurs.
L’arrivée de l’IA bouleverse et inquiète de plus en plus : peur de voir son poste remplacé, peur de ne pas réussir à prendre en main ces nouveaux outils et d’être dépassé… L’évolution technologique/changement d’outil (dont intelligence artificielle) est le plus grand changement perçu par les salariés dans l’année écoulée (pour 38%). Pourtant, selon l’étude, 43 % des entreprises ne proposent aucun accompagnement pour utiliser l’intelligence artificielle. Les entreprises se doivent de rassurer, former et accompagner tous leurs salariés dans cette révolution du monde du travail.
Des dirigeants et managers impliqués
L’étude Great Insight révèle que pour les salariés :
- les 3 éléments clefs pour être un bon dirigeant sont le fait d’être accessible et à l’écoute (55 %), garant d’une bonne QVCT (46 %), excellent communiquant et qui motive (40 %) ;
- les 3 principaux avantages du rôle de manager sont d’accompagner et faire progresser son équipe (60 %), transmettre son savoir et son expérience (54 %), se développer personnellement (47 %) ;
- les 3 plus grosses frustrations ressenties par les managers sont le manque de temps (50 %), les difficultés à prioriser les actions (42 %), manque de formation (39 %).
Les dirigeants ont un rôle essentiel aux yeux des salariés. Les entreprises doivent notamment donner aux managers les moyens de jouer au mieux leur rôle auprès de leurs équipes.
Lire notre article : L’expérience collaborateur ou expérience employé (EX) au cœur de votre stratégie RH
Les attentes des nouvelles générations (génération Z et millennials) en 2026
La génération Z, née entre 1995 et 2010, est un véritable défi pour les entreprises. Sa vision est très différente de celle de ses prédécesseurs.
La génération Z a grandi dans un monde fortement influencé par la technologie. Elle est connectée en permanence, recherche l’authenticité et est très consciente de l’impact de ses actions sur l’environnement. La pandémie de la Covid-19 a également eu un impact significatif sur sa vie et ses attentes vis-à-vis du travail.
Le cabinet de conseil Deloitte a réalisé une étude autour des ambitions et priorités de la génération Z et des millennials (nés entre 1983-1994).
Pour ces recrues, l’ascension hiérarchique n’est plus vraiment le Graal : seulement 6 % placent l’accès à un poste de direction en haut de leur liste de priorités. Ce qu’elles veulent, c’est apprendre et être guidées. Pourtant, elles ne sont pas toujours satisfaites de la façon dont elles sont managées : à peine 35 % des Gen Z et 30 % des millenials en France trouvent que leurs responsables jouent réellement un rôle de mentor. C’est un vrai défi pour les entreprises, surtout quand on sait que la Gen Z et les millenials représenteront 74 % de la main-d’œuvre mondiale d’ici 2030.
Côté technologie, plus de 56 % utilisent l’IA générative dans leur quotidien pro et environ les trois quarts s’attendent à ce qu’elle bouleverse leur façon de travailler très prochainement. Mais attention, l’enthousiasme technologique ne fait pas tout. Près de 50 % d’entre eux avouent ne pas se sentir en sécurité financièrement.
Enfin, le « sens au travail » reste le moteur principal pour environ 9 répondants sur 10.
En résumé, pour séduire les plus jeunes générations, les entreprises doivent proposer des outils modernes, un vrai but et des salaires justes.
Témoignage de Camille, alternante

“Je crois fermement que notre réussite dépend de notre volonté, de notre motivation et des choix que nous faisons. Je nourris des ambitions d’évolution et suis prête à faire des concessions, par exemple en acceptant un poste dans une autre ville, démontrant ma flexibilité pour assumer de nouvelles responsabilités.
Ayant choisi des métiers créatifs, je suis consciente que ces domaines sont fortement impactés par l’arrivée de l’intelligence artificielle. Mais bien que cela puisse susciter des craintes quant à la disparition de ces métiers, je préfère le percevoir comme une opportunité, une nouveauté à explorer.
Selon moi, il est crucial de s’adapter à l’évolution de notre époque, de transformer nos peurs en sources de motivation pour découvrir de nouvelles méthodes de travail et d’apprentissage.”
Pourquoi le sens est-il aussi essentiel ? Élodie Poncin, psychologue, nous répond
“Alors que le travail peut être un lieu d’épanouissement, d’accomplissement, de valorisation, où le salarié se sent utile, il peut aussi être le lieu de nombreuses souffrances. Que cela soit dû à des raisons intrinsèques au sujet ou propres à l’organisation du travail, la perte de sens dans le travail est un véritable risque psychosocial. Trouver un sens à son travail agit comme un carburant qui permet au salarié de s’investir dans les tâches à réaliser, le perdre c’est alors comme tenter de rouler sans essence.
Le risque est grand de tomber en panne sèche, à travers un épuisement professionnel à minima voire un burn-out. Le chemin est alors long pour se reconstruire et amène souvent le salarié à chercher de nouvelles routes à explorer.
Ce sentiment plus ou moins diffus de perte de sens s’accompagne régulièrement de manifestations somatiques à savoir des désordres alimentaires (perte d’appétit, mauvaise alimentation…), des troubles du sommeil, de l’humeur (irritabilité, dépression…), des douleurs (maux de tête, de dos…), des difficultés de concentration. Tous ces signes doivent alerter le salarié mais aussi sa hiérarchie afin d’éviter l’installation d’une souffrance intense qui s’accompagne alors d’arrêts maladie longs ou à répétition.”

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