IBET© 2018 : le bien-être au travail par secteur d’activité

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Quels sont les secteurs d’activité les plus touchés par le mal-être au travail ? Et ceux où la qualité de vie au travail est favorable ? Zoom sur les résultats de l’IBET 2018, l’Indice de Bien-Être au Travail, initié par le Groupe APICIL et le cabinet Mozart Consulting.

 

13 340 euros par an et par salarié. C’est le coût moyen du mal-être au travail calculé selon l’IBET 2018*, l’Indice de Bien- Être au Travail. Cet indice national, allant de 0 à 1, stagne pour la deuxième année consécutive à 0,75 : hors, le « début de la zone conventionnelle de bien-être au travail » correspond à un IBET de 0.85.

L’indice révèle ainsi un certain désengagement de la part des salariés du secteur privé, et particulièrement du secteur tertiaire.

Mal-être au travail : les secteurs les plus concernés

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Au niveau des macro-secteurs, trois d’entre eux se distinguent par une qualité de vie au travail dégradée.

  • Les Services à la personne, marqué par l’indice de bien-être au travail le plus faible (0,70), reste un macro-secteur très fragilisé : d’après la DARES**, il se caractérise par une moyenne d’âge plus haute (46 ans en 2015), par une forte présence de femmes (87,3%), et par des conditions de travail et d’emploi assez défavorables.

 

  • La Construction perd chaque année depuis 2016 plusieurs points d’IBET, et arrive à un indice de 0,70 en 2018. Ce secteur, plutôt masculin, est marqué quant à lui par un plus fort taux d’accidents du travail : la manutention manuelle, les chutes de hauteur et les outillages à main étant les principaux risques à l’origine de ces accidents.

 

  • Le Service Public est également concerné par un indice de bien-être « dégradé », bien qu’en hausse d’un point cette année, avec un IBET de 0,72.

Au niveau sectoriel, les activités pour la santé humaine, le commerce non-alimentaire, les entreprises du secteur numérique et le transport logistique conservent un IBET inférieur à la moyenne.

La taille de l’entreprise joue également sur l’IBET : plus elle est petite, plus l’IBET est faible. On note ainsi un indice de seulement 0,63 dans le secteur de la construction et 0,65 dans celui des services à la personne, dans les entreprises de 1 à 9 salariés… Ce qui correspond à des salariés globalement épuisés.

 

Le secteur du digital : ambiance décontractée ou pas ?

L’étude met cette année en exergue le secteur du numérique : un « secteur souvent associé dans l’imaginaire collectif à un environnement décontracté des start-up, synonyme de bien-être au travail« . Est-ce alors le cas ? Pas tant que cela, comme l’indique l’IBET du secteur, à 0,74.

L’analyse s’est portée sur trois entreprises du digital, de tailles différentes : une PME (Petite et Moyenne Entreprise), une ETI (Entreprise de Taille Intermédiaire) et une GE (Grande Entreprise). Elle montre notamment que plus l’entreprise est grande, plus l’engagement diminue, à l’inverse des secteurs cités précédemment.

Les salariés sont plus souvent (mais moins longtemps) en arrêt de travail dans les PME, « afin de ne pas alourdir la charge de travail de leurs collègues », précise l’étude.

 

Bien-être au travail : ces secteurs où il fait bon travailler

Deux secteurs se distinguent par un IBET élevé, à 0,85, et ce depuis deux ans : l’énergie et l’environnement, ainsi que le secteur de la banque et assurance, suivis par l’information-communication, l’agro-alimentaire et le service aux entreprises.

Les grandes entreprises (de plus de 50 salariés) ont de leur côté un indice parfois nettement meilleur que les petites, pour le même secteur d’activité. Dans l’industrie par exemple, l’IBET atteint l’indice de 0,87 (et rentre ainsi dans un niveau dit « de bonne pratique »), contre 0,73 pour les entreprises de moins de 9 salariés.

 

Pour en savoir plus :

 

* L’édition 2018 de l’IBET, outil de mesure de la performance sociale de l’entreprise, est basée sur les « datas sociales cumulées et anonymes disponibles des années N-1 et N-2 (par exemple en 2018 sur 2016 et 2017) »

** Source : DARES (direction de l’Animation de la recherche, des Études et des Statistiques) – Ministère du travail – Août 2018 

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